30 secondes de vie pour un mannequin de vitrine
Stéphane Gallieni aurait donc bien vu en moi la Super Héroïne que je suis.
Sous les traits de WonderBer.
Et sous ceux de cette femme qui se bat au quotidien, une sorte de Cat Woman...
C'est donc naturellement qu'il m'a proposé d'exposer et de défiler au Printemps Citadium de Paris,
dans le cadre de sa première soirée Wi-Filles, réservée aux filles qui ont un blog... de fille...
Sa boîte de com' a été chargée de la programmation et de toute l'organisation...
Grosse pression...
Le thème... la Super Héroïne, pourquoi ?
Sous les traits de WonderBer.
Et sous ceux de cette femme qui se bat au quotidien, une sorte de Cat Woman...
C'est donc naturellement qu'il m'a proposé d'exposer et de défiler au Printemps Citadium de Paris,
dans le cadre de sa première soirée Wi-Filles, réservée aux filles qui ont un blog... de fille...
Sa boîte de com' a été chargée de la programmation et de toute l'organisation...
Grosse pression...
Le thème... la Super Héroïne, pourquoi ?

Des posters de WonderBer, la vidéo, et puis le film de la mariée
projeté sur la façade du grand-magasin. Ainsi que ceux d'Isabelle Froment.
Des textes lumineux qui défilent, sous la plume de Lady Flo qui s'est gentillement moquée
des Wi-Filles. Et puis les miens. Le monde impitoyable des Super Héroïnes
qui se crèpent le chignon et sont aussi médisantes que sur notre planète.
Et puis, le défilé.
Autour de l'escalator central.
Comme un défilé de mannequins... de vitrine.
Une descente et une montée figées. Plastiques.
Et 30 secondes de vie en bas. Sous les feux des projecteurs.
projeté sur la façade du grand-magasin. Ainsi que ceux d'Isabelle Froment.
Des textes lumineux qui défilent, sous la plume de Lady Flo qui s'est gentillement moquée
des Wi-Filles. Et puis les miens. Le monde impitoyable des Super Héroïnes
qui se crèpent le chignon et sont aussi médisantes que sur notre planète.
Et puis, le défilé.
Autour de l'escalator central.
Comme un défilé de mannequins... de vitrine.
Une descente et une montée figées. Plastiques.
Et 30 secondes de vie en bas. Sous les feux des projecteurs.

Les mannequins sont mes amies. Et des femmes que j'ai choisies. Mes héroïnes.
Des femmes que je trouve très belles.
Une aventure nouvelle pour la plupart d'entre elles. Un défilé en dessous perso, une mise-à-nu.
Sur le récit des jupes, annoncé au micro par Bénédict.
Et sur une musique que je n'avais pas choisie. Trop bureau-de-tendance-musicale.
Bénédict
Des femmes que je trouve très belles.
Une aventure nouvelle pour la plupart d'entre elles. Un défilé en dessous perso, une mise-à-nu.
Sur le récit des jupes, annoncé au micro par Bénédict.
Et sur une musique que je n'avais pas choisie. Trop bureau-de-tendance-musicale.
Bénédict


Si la Bible a Ève, moi, j'ai Bénédict.
Bénédict est l'essence-même de la femme.
Elle avait même imprimé, au dos de ses notes, les modèles. Pour que tout soit parfait.
Elle fait partie de ces femmes qui font bander, et qui rassurent.
Elle avait cette même intonation en lisant son texte.
Samantha
Bénédict est l'essence-même de la femme.
Elle avait même imprimé, au dos de ses notes, les modèles. Pour que tout soit parfait.
Elle fait partie de ces femmes qui font bander, et qui rassurent.
Elle avait cette même intonation en lisant son texte.
Samantha

Lorsque qu'elle a accepté ma proposition, elle voulait s'amuser. Que ce soit drôle et gai.
Et puis est arrivé le temps de la pétoche... Un peu se demander ce qu'on fait là,
en soutien-gorge, devant ses amis et son chéri... devant des inconnus.
Samantha a apporté cette fragilité que j'aime tant.
Elle a été magnifique. Mais n'a descendu qu'une seule fois l'escalier roulant pour le final...
Elle m'a dit, le lendemain, avoir été heureuse de l'avoir fait.
Et son amoureux a montré la performance de la belle à leurs proches. Avec fierté. Lui aussi.
Et puis est arrivé le temps de la pétoche... Un peu se demander ce qu'on fait là,
en soutien-gorge, devant ses amis et son chéri... devant des inconnus.
Samantha a apporté cette fragilité que j'aime tant.
Elle a été magnifique. Mais n'a descendu qu'une seule fois l'escalier roulant pour le final...
Elle m'a dit, le lendemain, avoir été heureuse de l'avoir fait.
Et son amoureux a montré la performance de la belle à leurs proches. Avec fierté. Lui aussi.


Samantha qui montre son étonnement d'être là. Tel un Botticelli.


Et une mariée amusée de l'être...
Marie-Lange
Marie-Lange

Malgré sa beauté, Marie-Lange n'avait jamais défilé. Et je l'ai découverte. Joueuse, séductrice.
Peut-être s'est-elle découverte, elle aussi, un peu.
Et même si je ne la connaissais pas encore à cet instant, elle a immédiatement accepté de défiler
pour moi. Pas parce qu'elle se sentait capable. Mais parce qu'elle avait envie d'essayer,
de vivre ça. Et puis par gentillesse, aussi. Elle a été resplendissante.
Peut-être s'est-elle découverte, elle aussi, un peu.
Et même si je ne la connaissais pas encore à cet instant, elle a immédiatement accepté de défiler
pour moi. Pas parce qu'elle se sentait capable. Mais parce qu'elle avait envie d'essayer,
de vivre ça. Et puis par gentillesse, aussi. Elle a été resplendissante.



Nadia

Nadia avait besoin d'être rassurée.
Nadia a un charisme, une assurance qu'elle ne soupçonne pas.
Elle avait participé à un défilé, et n'avait pas totalement aimé.
Nadia s'est acheté un nouveau soutien-gorge pour l'occasion.
Nadia a l'élégance des grandes dames.
Et fumer une cigarette au Citadium pour jouer la collège rebelle lui allait à ravir...
Nadia a un charisme, une assurance qu'elle ne soupçonne pas.
Elle avait participé à un défilé, et n'avait pas totalement aimé.
Nadia s'est acheté un nouveau soutien-gorge pour l'occasion.
Nadia a l'élégance des grandes dames.
Et fumer une cigarette au Citadium pour jouer la collège rebelle lui allait à ravir...


Juliette

Juliette a la quarantaine radieuse. Fière et assurée.
On a pu dire d'elle qu'elle était le mannequin de vitrine le plus crédible.
Juliette est toujours très impliquée dans ce qu'elle fait.
Avec un petit goût pour le risque, pour l'expérience nouvelle.
Elle est certainement celle que j'ai le plus regardée depuis mon arrivée à Paris.
Peut-être parce qu'elle a commencé par être mon professeur.
Et pourtant, on aurait su dire qu'elle n'allait pas aussi bien que ça ce soir-là...
Elle portait le cimetière militaire. Ces hommes que l'on pleure, qu'on a perdus.
Juliette, tu feras toujours toute mon admiration.
On a pu dire d'elle qu'elle était le mannequin de vitrine le plus crédible.
Juliette est toujours très impliquée dans ce qu'elle fait.
Avec un petit goût pour le risque, pour l'expérience nouvelle.
Elle est certainement celle que j'ai le plus regardée depuis mon arrivée à Paris.
Peut-être parce qu'elle a commencé par être mon professeur.
Et pourtant, on aurait su dire qu'elle n'allait pas aussi bien que ça ce soir-là...
Elle portait le cimetière militaire. Ces hommes que l'on pleure, qu'on a perdus.
Juliette, tu feras toujours toute mon admiration.



Sandrine

Ma magnifique et succulente ancienne prof de trapèze. Une artiste de cirque.
Et un corps comme je les aime.
L'amie qui rit certainement le plus. Un tempérament et une gentillesse.
Mon seul regret : ne pas avoir vu la roue qu'elle a faite. Très réussie, m'a-t-elle dit.
(elle ne l'avait pas faite depuis longtemps...)
Et vous ne la verrez pas non plus. Elle n'a pas été photographiée.
C'est le principe des performances : il fallait y être...
Et un corps comme je les aime.
L'amie qui rit certainement le plus. Un tempérament et une gentillesse.
Mon seul regret : ne pas avoir vu la roue qu'elle a faite. Très réussie, m'a-t-elle dit.
(elle ne l'avait pas faite depuis longtemps...)
Et vous ne la verrez pas non plus. Elle n'a pas été photographiée.
C'est le principe des performances : il fallait y être...


Élise

Élise fait partie de ces filles dont on dit qu'elles trichent. Qu'elles y arriveront trop bien.
Parce qu'elle donne cette impression de légèreté, de fantaisie permanente.
Parce qu'elle est comédienne, un peu...
On la sent capable de jeu. Tout le temps. Et elle a cette aplomb, aussi. Cette réflexion.
Une certaine gravité, presque, à ce moment. Élise n'a pas cherché la lumière.
Élise a été ma mariée. Et la jupe-gâteau a été sa chasse gardée.
Parce qu'elle donne cette impression de légèreté, de fantaisie permanente.
Parce qu'elle est comédienne, un peu...
On la sent capable de jeu. Tout le temps. Et elle a cette aplomb, aussi. Cette réflexion.
Une certaine gravité, presque, à ce moment. Élise n'a pas cherché la lumière.
Élise a été ma mariée. Et la jupe-gâteau a été sa chasse gardée.



Stéphanie

Stéphanie qui n'a peur de rien. Stéphanie la guerrière.
Tatouée. Courageuse. Et pleine d'énergie.
Elle qui nargue et provoque le public, comme dans une corrida. Comme chez elle.
Je crois bien que Stéphanie s'est beaucoup amusée. A jouer plusieurs femmes.
Comme la mariée hollywoodienne, très à l'aise sous les crépitements des appareils-photos...
(voir Samantha)
Tatouée. Courageuse. Et pleine d'énergie.
Elle qui nargue et provoque le public, comme dans une corrida. Comme chez elle.
Je crois bien que Stéphanie s'est beaucoup amusée. A jouer plusieurs femmes.
Comme la mariée hollywoodienne, très à l'aise sous les crépitements des appareils-photos...
(voir Samantha)


Juste avant de décider qu'elle n'a pas envie de rester,
et de tenter de remonter l'escalator à rebours.
et de tenter de remonter l'escalator à rebours.

Moi

L'urgence. Comme toujours.
Organiser. Réunir. Et faire en sorte que tout le monde soit bien...
Et puis décider de défiler, aussi. Pour accompagner celles qui le font pour la première fois.
Pour être parmi ces femmes.
Et puis le moment d'emprunter les escalators.
Et de réfléchir, pour la première fois, à ce que je vais faire en bas. Moment de panique.
Essayer de m'exprimer à travers la danse. L'image la plus gracieuse de moi. Tout est maladroit.
J'aimerais être plus encore avec Samantha.
Je souris. Parce que je sais que chacune l'a fait, et que mes amis sont là.
Parce que ça se passe. Et parce qu'on m'a appris à sourire en toutes circonstances.
Organiser. Réunir. Et faire en sorte que tout le monde soit bien...
Et puis décider de défiler, aussi. Pour accompagner celles qui le font pour la première fois.
Pour être parmi ces femmes.
Et puis le moment d'emprunter les escalators.
Et de réfléchir, pour la première fois, à ce que je vais faire en bas. Moment de panique.
Essayer de m'exprimer à travers la danse. L'image la plus gracieuse de moi. Tout est maladroit.
J'aimerais être plus encore avec Samantha.
Je souris. Parce que je sais que chacune l'a fait, et que mes amis sont là.
Parce que ça se passe. Et parce qu'on m'a appris à sourire en toutes circonstances.



Le final




On a un peu cabotiné. Juste parce qu'on l'avait fait.
Nous avons descendu et monté deux fois les escaliers. Et salué comme au théâtre.
Peut-être, aussi, parce que nous nous sentions étrangères au lieu et à ce qu'il s'y passait.
Mais nous avons été admirées par ceux qui nous aime. Et il était là, le vrai défi.
D'ailleurs, nous ne sommes pas redescendues très vite.
Personne ne nous avait gardé de champagne.
Toutes les photos sont de Cécile Septet, pour la Wi-Filles party.
(voir tout le bien que je pense d'elle un peu plus loin sur ce blog... de fille...)
www.wifilles.com
Nous avons descendu et monté deux fois les escaliers. Et salué comme au théâtre.
Peut-être, aussi, parce que nous nous sentions étrangères au lieu et à ce qu'il s'y passait.
Mais nous avons été admirées par ceux qui nous aime. Et il était là, le vrai défi.
D'ailleurs, nous ne sommes pas redescendues très vite.
Personne ne nous avait gardé de champagne.
Toutes les photos sont de Cécile Septet, pour la Wi-Filles party.
(voir tout le bien que je pense d'elle un peu plus loin sur ce blog... de fille...)
www.wifilles.com
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