l'atterrissage

Vendredi 23 novembre, midi.
De jeunes mannequins polonais. Je ne parle pas le polonais.
Je ne comprends pas ce que l'on traduit.
Je sais que c'est fidèle. Natasza traduit des émotions.
Ces jeunes filles ne doivent pas marcher comme des mannequins,
mais exprimer la jupe qu'elles portent en la vivant.
Elles doivent avoir entre 17 et 20 ans. Elles n'osent pas, semblent ne pas comprendre...
Je leur mime ce que je souhaite, avec grand enthousiasme, durant la seule répétition.
Une télévison filme.

Je ne comprends pas ce que l'on traduit.
Je sais que c'est fidèle. Natasza traduit des émotions.
Ces jeunes filles ne doivent pas marcher comme des mannequins,
mais exprimer la jupe qu'elles portent en la vivant.
Elles doivent avoir entre 17 et 20 ans. Elles n'osent pas, semblent ne pas comprendre...
Je leur mime ce que je souhaite, avec grand enthousiasme, durant la seule répétition.
Une télévison filme.
Après-midi très bousculée. Rien n'est sûr. Il faut jouer avec l'aléatoire.
Début de soirée. Aldo, le compositeur de la musique, a disparu.
C'est lui qui doit lancer toutes les filles.
Il connaît sa musique par coeur. Il est totalement passionné. Son univers va coller au mien.
Il y a pris soin.
Je m'en remets à lui. Je ne verrai rien, je serai en coulisses, en train de préparer les filles.
De courir dans tous les sens, en attendant l'accident.
20h : le défilé.
Il faut fermer les jupons. Un corset. La faiblesse du timing. Etat d'alerte tout le long.
Je vais raconter une histoire. Celle d'une vie.
La musique d'Aldo Bratti.
Et l'annonce de chaque modèle en polonais, avec son titre. Et une description.
A la manière des premiers défilés-couture des beaux salons.
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